L’orthophonie, une profession encore méconnue

L’orthophonie, une profession encore méconnue

L’orthophonie est une profession récente en France puisqu’elle est reconnue officiellement depuis 1964. Appelé « orthophoniste » en France, « logopède » en Belgique et « logopédiste » en Suisse, le professionnel de l’orthophonie fait partie du domaine du paramédical et est formé en 5 années d’études depuis 2013.

Suzanne Borel-Maisonny est le nom qui revient le plus dans l’historique de la profession. En effet, elle a joué un grand rôle dans la reconnaissance de l’orthophonie en France et on l’associe aussi beaucoup à sa méthode qui permet l’apprentissage des sons associés à des gestes (encore utilisée de nos jours).

Les clichés

Dans la société actuelle, l’orthophonie est remplie de clichés. Revenons sur ces clichés pour éclaircir le vrai du faux.

On entend souvent : « L’orthophonie, c’est pour les dyslexiques… » ou encore « L’orthophonie, c’est pour les enfants qui zozotent ».

Effectivement, cela fait partie du champ de compétences des orthophonistes mais celui-ci est bien plus vaste. Tout d’abord, les patients qui viennent pour une consultation ne sont pas seulement des enfants mais aussi des adultes, des personnes âgées, et même des nouveau-nés ! Il serait long d’évoquer tous les troubles et les pathologies rentrant dans le champ de compétences de l’orthophoniste mais essayons d’en faire une liste plus ou moins exhaustive…

Les orthophonistes rééduquent les troubles des apprentissages qui regroupent ce qu’on appelle les troubles « dys » dont la dyslexie (trouble spécifique de la lecture), la dyscalculie (trouble de la cognition mathématique) et la dysphasie (trouble spécifique du langage oral), etc.

D’autre part, ils peuvent être amenés à prendre en charge des enfants ou adultes porteurs de maladies génétiques (trisomie 21…), ayant des atteintes neurologiques ou encore des patients ayant un trouble du neurodéveloppement tel que l’autisme.

Dans le décret de compétences de l’orthophoniste, on retrouve aussi les troubles de la voix, de la parole (bégaiement), de la déglutition (du nouveau-né à la personne âgée), de l’oralité (liés à l’alimentation, la ventilation, le cri, l’exploration tactile et gustative et le langage) ainsi que des troubles spécifiques à l’adulte comme les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson…). Ici, l’orthophoniste a pour rôle de maintenir la communication.

« L’orthophonie, c’est pour les pieds ? »

A ne pas confondre avec l’orthopédie qui évoque une spécialité chirurgicale ou encore la podologie qui est l’étude du pied, l’orthophonie veille « principalement » à pallier les troubles qui peuvent empêcher une communication efficiente.

« L’orthophoniste, elle… »

Malheureusement, ici, ce cliché n’est pas vraiment faux. Environ 96% des orthophonistes sont des femmes mais n’oublions pas les 4% restants… Ce métier en grande partie féminin l’est peut-être à cause des clichés véhiculés autour du champ de compétences des orthophonistes notamment sur l’unique prise en charge pédiatrique…

« L’orthophoniste ne fait que jouer toute la journée, ce n’est pas un vrai métier… »

Beaucoup d’orthophonistes peuvent utiliser le jeu durant les séances mais toujours avec des objectifs orthophoniques derrière. Le jeu permet avant tout la communication et l’échange qui est au cœur de l’orthophonie mais permet aussi le développement du langage, des fonctions cognitives, le désir d’apprendre (ou réapprendre) et une meilleure estime de soi pour le patient. Mais le jeu a une kyrielle d’autres fonctions…

« L’orthophoniste fait du soutien scolaire »

L’orthophoniste est un soutien pour la scolarité puisque le handicap du patient enfant va toucher essentiellement la scolarité mais le rôle de l’orthophoniste n’est pas de faire apprendre le français ou même d’aider l’enfant à faire ses devoirs. Son rôle est d’apporter à l’enfant des clés pour qu’il pallie son handicap au quotidien.

« L’orthophoniste gagne bien sa vie… »

En libéral, le salaire moyen des orthophonistes est de 2486€ net soit 29830€ par an mais les salaires sont très variables…

En tant que salarié, l’orthophoniste gagne en moyenne l’équivalent d’un SMIC + environ 50€ soit une reconnaissance Bac + 2 pour 5 ans d’études…

Les revendications

Aujourd’hui, l’orthophoniste peut travailler à son compte en libéral mais aussi en tant que salarié. A l’hôpital, l’orthophoniste peut intervenir dans un grand panel de services tels que la gériatrie, la néonatologie, la neurologie, la pédiatrie, la psychiatrie, le service ORL (oto-rhino-laryngologique) et bien d’autres… Comme écrit ci-dessus, l’orthophoniste en salariat gagne un peu plus du SMIC. Ainsi, beaucoup d’orthophonistes désertent les hôpitaux au profit du libéral. Or, au vu des services dans lesquels l’orthophoniste peut intervenir, ce professionnel est indispensable dans un hôpital. La désertion de la profession vers le libéral a des conséquences délétères pour les patients : prise en charge moindre, mais également pour les étudiants pour lesquels ces lieux de stage se font rares.  

C’est pourquoi, l’intersyndicale des orthophonistes dont la FNO (Fédération Nationale des Orthophonistes) et la FNEO (Fédération Nationale des Etudiants en Orthophonie) revendiquent depuis plusieurs années une juste reconnaissance de leurs compétences, induisant leur droit à un salaire en accord avec le nombre d’années d’études.

Depuis des années, l’intersyndicale se voit proposer par le Ministère de la Santé et des Solidarités de nouveaux décrets, toujours refusés en bloc car jugés insuffisants pour rendre de nouveau attractif l’exercice salarié. A l’été 2017, un décret est toutefois passé sans le soutien de l’intersyndicale, reclassant les orthophonistes sur une rémunération à hauteur d’un bac +3, dont la mise en place doit se faire en 3 étapes. La rémunération à bac +3 ne sera donc pas effective avant janvier 2021.

La différence avec les autres professions à bac +5 de l’hôpital reste de plusieurs centaines d’euros.

Pour finir : « L’orthophonie est un beau métier… »

Bon, j’avoue… c’est moi qui l’ai rajouté mais c’est vrai ! L’orthophonie est un métier passionnant dans lequel aucune journée n’est la même de par les pathologies diverses et variées ainsi que par la diversité de la patientèle. Enfin, l’orthophoniste exerce un métier indissociable de sa dimension humaine parce qu’on n’exerce jamais seul, on travaille toujours pour un patient et avec lui…

Alors ? Connaissiez-vous l’orthophonie aussi bien que vous le pensiez ?

Constance MERY

Etudiante en orthophonie

Bibliographie :

Source 1 sur le reclassement : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000035401494&dateTexte=&categorieLien=id

Source 2 sur le décalage d’effet https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=A6B63E57A4CE81BCE6B779A7AFE34DB8.tplgfr34s_3?idArticle=JORFARTI000036250445&cidTexte=JORFTEXT000036250090&dateTexte=29990101&categorieLien=id

16 réponses à “L’orthophonie, une profession encore méconnue”

  1. L’orthophonie est une profession PARA-médicale. Les orthophonistes ne sont pas des médecins. Ce détail est important pour les dys: les bilans ne sont pas des bilans médicaux. Et cette profession ne propose, au mieux, que des tentatives de compensation de handicap.
    Il faut savoir que LA cause de la dys est médicale, ophtalmologique et c’est un discret trouble de la vision binoculaire causé par la légère malformation de muscles oculomoteurs. Ce trouble est actuellement appelé hétérophorie.
    De nombreux travaux scientifiques, surtout fait par des médecins ophtalmologues, font le lien entre les yeux et plusieurs troubles si fréquents chez les dys. Par exemples, les troubles de la posture (scoliose, cyphose), les troubles de la latéralité, la grande majorité des migraines, les troubles vagaux, etc.
    Même le mot « dyslexia » vient d’un médecin s’intéressant aux yeux: Rudolf Berlin (1881).
    Bien que ça fasse plus de 160 ans que la cause des dys est connue la découverte du traitement de l’hétérophorie est relativement récente: depuis 1978.
    Pas besoin de séances à répétitions, ni de semelles spéciales, ni de tordre des lunettes (une aberration : les humains ne sont pas des caméléons!)
    Une bonne paire de lunettes suffit mais c’est peu connu bien qu’il y ait des milliers de cas cliniques. Ça semble simple mais c’est très efficace: cela améliore l’état de tous les dys. Y compris des dys sévères tant redoutés des orthophonistes.
    Des dys qui cessent, définitivement, d’être dys il y en a.

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  2. Entre 1880 et 1890 Henri Parinaud, un médecin ophtalmologue, a créé une échelle de capacité de lecture. Elle est toujours utilisée, notamment pour les dyslexiques.
    En corrigeant leur mauvaise vision binoculaire les dyslexiques parviennent à lire d’une traite le n°2 de Parinaud.
    Nul besoin de séances à répétitions, de semelles spéciales, de psy, de neuro: C’est juste de l’ophtalmologie. Ça facilite grandement les apprentissages…

    La vision de près nécessite plus de précision que pour regarder un paysage.
    La vision monoculaire va jusqu’à 94°, voir 110°.
    La vision binoculaire va jusqu’à 62°
    La reconnaissance des mots demande encore plus de précision puisque l’angle est très aigu: 10 à 20°.

    Actuellement, quand un enfant a du mal à lire le tableau de nombreuses personnes se préoccupent de sa vue. Normal.
    Mais quand un gosse a du mal à écrire et à lire un livre très peu de personnes pensent à un problème de vision binoculaire.
    Même les médecins scolaires n’ont pas été formés à détecter l’hétérophorie. C’est dommage car des dys cessent, définitivement, d’être dys.
    Heureusement que le dogme à la mode sur les dys est en train de changer.
    🙂

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  3. Marc Hassin, à mon sens, cela vaut seulement pour la dyslexie visuo-attentionnelle mais pas pour toutes les dyslexies et sûrement pas pour les autres dys (dysphasie, dyscalculie…)

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    • Les orthophonistes devraient avoir quelques notions d’ophtalmologie pour aiguiller au mieux leurs patients.
      Chez les hétérophoriques il n’y a pas de correspondance rétinienne normale (ce n’est pas qu’un simple problème de convergence).
      Le sujet cherche et trouve une position qui lui permette d’obtenir une vision binoculaire. Cela se traduit par des postures « tordues ».
      Une position typique des hétérophoriques : assis avec un pied sous le bassin. Tout simplement parce que cette posture permet de favoriser un œil.
      Le cerveau étant perturbé cela peut se traduire aussi par des troubles de la parole, notamment le bégaiement. Si vous en doutez lisez « Histoire des gauchers: des gens à l’envers » de Pierre-Michel Bertrand.
      Il y a quelques années, les orthophonistes s’appuyaient sur ce constat pour justifier leur intervention mais il s’agit bien, à la base, d’un problème ophtalmique.
      Chez certains hétérophoriques, le cerveau peut en arriver à déconnecter chaque œil par alternance car il a horreur de l’instabilité. De là l’absence d’un oeil vraiment directeur, les troubles de la latéralité et les difficultés à se repérer dans l’espace.
      Mais la cause n’est pas neurologique : c’est l’hétérophorie.
      Et l’hétérophorie est due à la malformation de muscle(s) oculomoteur(s) (il y en a 6 par œil).Cela permet d’expliquer facilement la dyslexie mais
      ce discret trouble de la vision binoculaire concerne bien tous les dys, sans exception, et c’est facile à vérifier.
      C’est pourquoi LA priorité ce devrait être de soigner l’hétérophorie des dys plutôt que de se ruer sur des tentatives de compensations de handicap ou des démarches administratives.
      Libre à vous de traiter l’hétérophorie ET de faire des séances d’orthophonie.

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    • @ Constance Mery: C’est déjà bien que vous admettez que cela vaut pour cette dyslexie. Il ne vous reste plus qu’à vérifier pour toutes les autres dys. 🙂 🙂 🙂
      Malheureusement, nos civilisations à écrans font l’impasse sur de très importantes publications scientifiques imprimées alors qu’elles existent encore.
      En 1881 le Dr Giraud-Teulon, ophtalmologue, membre de l’académie de Médecine, a écrit ceci, suite aux travaux d’Helmholtz:
      Page 859 :
      « L’apparition dans le champs visuel de deux images semblables constitue pour le sujet un des phénomènes les plus perturbateurs. Toutes les relations de positions entre le sujet et les objets qui l’environnent sont tout d’un coup altérées ou perverties ; et ce trouble est surtout sensible en face du sujet, aux environs du plan vertical médian (sagittal) où les images doubles sont moins écartées, et auquel se rapportent plus particulièrement les données géodésiques ou d’orientation qui permettent à l’individu de se mouvoir dans l’espace.
      La confusion que fait le sujet entre les deux objets semblables qui attirent son attention donne lieu à de continuelles erreurs, rend incertains tous ces mouvements, et jette dans sa vie de relation une indécision qui le trouble jusqu’au vertige.
      Que fait le sujet ? L’instinct lui apprend qu’en tournant la tête et les regards dans un certain sens, les objets situés sur la ligne médiane et ceux qui avoisinent cette ligne, et qui auparavant, lui paraissaient doubles, sont ramenés à l’unité. Il adopte donc cette nouvelle attitude qui, tant qu’elle est maintenue, lui restitue sa faculté d’orientation et le délivre de son vertige. »
      (…)
      « Le sujet a encore à sa disposition un autre moyen de se débarrasser des images doubles, c’est de fermer un œil. »
      Page 896 :
      « Le malade y voit singulièrement : trouble, double ; il ne sait l’expliquer ; sa vue tremblote, les mots ou les lettres sautillent ou s’entrecoupent, se superposent ; mais la vision devient relativement nette en fermant un œil.
      On reconnaîtra là un symptôme de trouble dans l’association binoculaire, (…)»
      Source : « La vision et ses anomalies ».
      Ce fameux « trouble dans l’association binoculaire » est actuellement appelé hétérophorie.
      Le mot dyslexie n’est pas utilisé car il ne fût inventé qu’en 1887 par le Dr Rudolf Berlin.
      Ne reconnaissez vous pas dans ces extraits au moins 2 dys: la dyslexie et la dyspraxie?

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    • @ Constance Mery: C’est déjà bien que vous admettez que cela vaut pour cette dyslexie. Il ne vous reste plus qu’à vérifier pour toutes les autres dys. 🙂 🙂 🙂
      Malheureusement, nos civilisations à écrans font l’impasse sur de très importantes publications scientifiques imprimées alors qu’elles existent encore.
      En 1881 le Dr Giraud-Teulon, ophtalmologue, membre de l’académie de Médecine, a écrit ceci, suite aux travaux d’Helmholtz:
      Page 859 :
      « L’apparition dans le champs visuel de deux images semblables constitue pour le sujet un des phénomènes les plus perturbateurs. Toutes les relations de positions entre le sujet et les objets qui l’environnent sont tout d’un coup altérées ou perverties ; et ce trouble est surtout sensible en face du sujet, aux environs du plan vertical médian (sagittal) où les images doubles sont moins écartées, et auquel se rapportent plus particulièrement les données géodésiques ou d’orientation qui permettent à l’individu de se mouvoir dans l’espace.
      La confusion que fait le sujet entre les deux objets semblables qui attirent son attention donne lieu à de continuelles erreurs, rend incertains tous ces mouvements, et jette dans sa vie de relation une indécision qui le trouble jusqu’au vertige.
      Que fait le sujet ? L’instinct lui apprend qu’en tournant la tête et les regards dans un certain sens, les objets situés sur la ligne médiane et ceux qui avoisinent cette ligne, et qui auparavant, lui paraissaient doubles, sont ramenés à l’unité. Il adopte donc cette nouvelle attitude qui, tant qu’elle est maintenue, lui restitue sa faculté d’orientation et le délivre de son vertige. »
      (…)
      « Le sujet a encore à sa disposition un autre moyen de se débarrasser des images doubles, c’est de fermer un œil. »
      Page 896 :
      « Le malade y voit singulièrement : trouble, double ; il ne sait l’expliquer ; sa vue tremblote, les mots ou les lettres sautillent ou s’entrecoupent, se superposent ; mais la vision devient relativement nette en fermant un œil.
      On reconnaîtra là un symptôme de trouble dans l’association binoculaire, (…)»
      Source : « La vision et ses anomalies ».
      Ce fameux « trouble dans l’association binoculaire » est actuellement appelé hétérophorie.
      Le mot dyslexie n’est pas utilisé car il ne fût inventé qu’en 1887 par le Dr Rudolf Berlin.
      Ne reconnaissez vous pas dans ces extraits au moins 2 dys: la dyslexie et la dyspraxie?
      Il existe de nombreuses publications scientifiques, surtout faites par des médecins ophtalmologues, montrant le lien entre les yeux et de nombreux troubles si fréquents chez les dys. Hélas, les orthophonistes ne les connaissent pas.
      Par exemple, ils devraient lire « L’interdépendance des strabismes et des déviations vertébrales » (1962) du Dr Blatt, ophtalmologue.

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    • Pour comprendre les problèmes des dys il faut comprendre le fonctionnement de la vision.

      Dans la vision monoculaire (=vision d’un seul œil) seul le centre est net. Plus on s’éloigne du centre et plus c’est flou.
      C’est très différent d’une photo.

      Dans la vision binoculaire (vision avec les 2 yeux) chaque œil fourni des fragments qui changent toutes les 3 à 5 secondes parce que les cellules au fond des yeux se polarisent et se dépolarisent sans arrêt. Le cerveau assemble ces 2 images pour en faire un tout cohérent.
      Quand vous regardez une lettre comme un « p », « q », « b » ou « d » un œil peut fournir la barre verticale et l’autre le rond.
      Si vos yeux fonctionnent mal ensemble, l’assemblage se fera mal. Normal.

      La découverte de l’hétérophorie remonte au 19e siècle. Elle a été fait par le Dr Hermann von Helmholtz qui était, alors, médecin militaire. Il travaillait alors sur le télémètre, un appareil servant aux artilleurs pour évaluer les distances.
      Il a été très surpris de constater qu’un certain pourcentage de soldats était incapable d’utiliser cet appareil bien qu’ils semblaient tous avoir une bonne vision. C’est ça qui l’a incité à étudier la vision (mono et binoculaire) de manière très approfondie. Il a publié là dessus de 1856 à 1866.

      Outre les dys, l’hétérophorie a diverses conséquences. Parmi elles il y a les troubles de la posture car la posture vient des yeux et non des pieds, les aveugles car, eux, se basent sur les muscles des cuisses.
      C’est en 1954 que le Dr Baron, encore un médecin ophtalmologiste, a démontré que la posture des poissons venait des yeux. Pour cette démonstration il a fait un fenestrage des muscles oculomoteurs de poissons vivants. Résultat : ils se sont mis à nager en se tenant oblique. Ses poissons n’avaient pas de pieds… Le lien entre la posture et les yeux remonte donc, au moins, à -500 000 ans.
      Mais d’autres ont publié là-dessus. Par exemple, le Dr Blatt, a écrit un article au titre fort clair:
      « L’interdépendance des strabismes et des déviations vertébrales » (1962).
      Les semelles spéciales censées redresser les personnes ne servent donc pas pour la posture.

      Dans votre article vous parlez du bégaiement.
      Il suffit de perturber le cerveau d’une personne pour qu’elle se mette à bégayer. Cela a été constaté dans des pays (Sénégal, Togo…) où on a interdit l’usage d’une main. Si vous en doutez lisez « Histoire des gauchers : des gens à l’envers » de Pierre-Michel Bertrand.
      Le cerveau des dys est perturbé par l’hétérophorie qui l’obligent a batailler pour faire un tout cohérent des images fournis par les yeux. Il suffit de traiter l’hétérophorie des dys pour qu’ils cessent de bégayer. Nul besoin de séances à répétition pour y arriver, ni même de horde d’intervenants.

      En espérant que ces arguments vous aideront à mieux aiguiller vos patients dys…
      🙂 🙂 🙂

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    • @ Constance Mery: Depuis 3 mois, avez vous pris le temps de vérifier mes arguments concernant les dys?
      Ce serait bien car ce qui est en jeu c’est le bien-être et l’avenir de nombreuses personnes.
      Votre témoignage serait utile.
      🙂

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    • @ Constance Mery : Je suis surpris par votre manque de réactions à mes propos. Avez vous pris le temps d’examiner mes arguments?
      Ça devrait vous intéresser de savoir qu’il existe un traitement qui améliore l’état de tous les dys et que c’est bien médical, ophtalmologique. Il ne s’agit pas d’un Nième hypothèse: tout à été vérifié durant des années et il y a des milliers de cas cliniques. Des dys qui sortent de la dys il y en a de plus en plus.
      Voulez vous plus d’infos pour vos patients dys ?
      Comme vous êtes orthophoniste, pourriez vous me dire qu’elle est la proportion de dys parmi vos patients?
      Sont ils vitaux pour votre corporation ?
      Ne pensez vous pas que ce qui est en jeu, c’est l’avenir de nombreux enfants et leur bien-être ? Et cela concerne aussi de nombreux adultes…
      Quand on pratique un métier lié à la santé ne doit pas proposer à ses patients ce qui est le mieux pour eux, quitte à les aiguiller vers une autre profession?
      Au plaisir de vous lire.
      🙂 🙂 🙂

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    • Constance Mery: Avez vous eu le temps de faire quelques vérifications sur la cause de la dys depuis le 20 novembre 2018?

      Avez vous vérifié que la vision binoculaire nécessite de faire fonctionner 12 muscles en harmonie? Vous pouvez facilement trouver une planche anatomique à ce sujet.

      Connaissez vous l’échelle de Parinaud qui sert à évaluer la capacité de lecture et qui est si pratique pour les dyslexiques?
      Bien que ce test purement visuel a été créé par le Dr Henri Parinaud, ophtalmologue, entre 1880 et 1890 il est toujours utilisé et toujours commercialisé (les Américains ont un équivalent: l’échelle Jaeger).

      Avez vous lu « Histoire des gauchers – des gens à l’envers » de Pierre-Michel Bertrand?
      Des personnes se sont mises à bégayer parce qu’elles étaient contraintes de ne plus utiliser leur main gauche. C’est intéressant pour les dys car cela montre qu’il suffit de contrarier le cerveau pour obtenir des troubles de la parole. Or le cerveau des dys est souvent contrarié à cause de leur vision binoculaire instable.
      Et ce n’est pas un hasard si tant de dys ont un trouble de la latéralité: leur cerveau ne pas favoriser un œil, d’où l’absence d’œil directeur fort.

      Mais précédemment j’ai évoqué d’autres points. Qu’en pensez vous depuis?

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  4. Monsieur Hassin s’autorise à débiner, entre autres, les orthophonistes partout où il passe, entre autres sur les réseaux sociaux, et à se poser en grand gourou de l’hétérophorie, qui serait responsable selon lui de quasiment tous les maux de la terre, le tout à grand renfort de copier-coller d’articles soigneusement choisis pour étayer son propos. Je pense qu’il n’est pas judicieux de lui répondre, cela ne fait qu’alimenter son agressivité.

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    • Quoi de plus normal que de choisir soigneusement ses arguments ? Merci pour le compliment. Il n’y a aucune honte a faire du copier/coller quand on n’est pas à l’aise avec un clavier…
      En sciences il est normal d’appuyer ses arguments sur d’autres découvertes: nous ne sommes plus au Moyen-Âge ! De nos jours, les découvertes qui sortent du néant sont très suspectes.

      Ne pensez vous pas que les dys devraient pouvoir se faire soigner près de chez eux au lieu de courir après les gourous médiatiques?
      Ne pensez vous pas qu’il est sain de pouvoir argumenter et contre-argumenter au lieu de sacraliser une pensée unique? Comment expliquez vous qu’il n’y a jamais de contre-argument solide vis à vis de l’hétérophorie comme cause des dys?
      En fait mes propos vous dérangent car il ne s’agit pas d’hypothèses puisque tout a été vérifié et qu’il y a des milliers de cas cliniques. De plus je n’ai aucune visée commerciale ou publicitaire.
      Étant dys, d’une famille de dys je sais que les dys sont trop souvent orientés vers des « soins » peu efficaces voir inefficaces bien que couteux. Rageant quand on a fini par découvrir ce qui donne des résultats pour tous les dys.
      Au plaisir de vous lire,
      🙂 🙂 🙂

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    • @ Alexandra Lejeune : Ce serait très intéressant d’avoir vos contre-arguments sur mes arguments ainsi que sur les propos des orthophonistes que j’ai cité précédemment.
      Voici un autre avis intéressant qui vient de Béatrice Troseille, ex-orthophoniste, à propos de prise en charge des dys: « malheureusement ce n’est pas toujours efficace »
      (Source : la page FB de « Le Club des DYS », Mercredi 27 février 2019).
      Les sciences progressent avec des arguments, des contre-arguments et des vérifications. C’est le contraire de la pensée unique.
      Faire des vérifications c’est le seul moyen de se faire un avis objectif sur la dys.
      Avez vous fais quelques vérifications depuis ?
      Au plaisir de vous lire.
      🙂

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    • Un an plus tard, avez vous fait quelques vérifications ?
      Si oui: lesquelles ?
      Ce serait bien de m’aider à lutter contre les fausses informations visant les dys.
      Merci pour eux.
      🙂

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  5. Voici ce qu’en dit Béatrice Sauvageot, orthophoniste :
    «J’ai travaillé un an dans un cabinet. Mais je voyais bien que les méthodes classiques ne fonctionnaient pas, ou mal, avec les enfants dyslexiques. »

    Une perle sur le forum d’apedysPOINTorg (tenu par des orthophonistes et des psy):
    « (…) Il est nécessaire de faire le tour des orthophonistes de votre secteur pour accéder à des rééducations sérieuses (…) »!!! (Posté par Apedys-admin : 05/11/2018)

    Il n’est donc pas faux de dire que l’orthophonie fait, au mieux, des tentatives de compensation de handicap ce qui est embêtant pour les dys sévères.
    Dommage que l’on ait supprimé les citation du Dr Giraud-Teulon.

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  6. Le sujet des tarifs des orthophonistes devrait intéresser nombre de parents bien qu’il semble tabou.
    La mère de 2 dyslexiques, a écrit que ses enfants font des séances d’orthophonie depuis 6 ans au rythme de 4 séances, par semaine.
    Prix d’une consultation de 30 minutes : 65 €.
    Donc ça lui coûte,environ, 2 x 13520 € par an!!!
    Même avec des aides, elle a du mal à faire les chèques… Compréhensible!

    Ne serait-il pas judicieux de limiter ces tentatives de compensations des dys à un an?
    Il existe des témoignages parlant de séances qui ont duré 10 ans et même 20 ans!
    Est-ce que le but c’est de poursuivre ces séances en espérant qu’elles soient efficaces un jour ou est-ce prévu à vie?

    Ces séances à répétitions pourrissent la vie des enfants, saignent les parents (même si il y a des aides). Par contre, elles sont très bien pour agrandir le trou de la Sécurité Sociale.

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