NaNoWriMo

Pour peu qu’on s’intéresse à l’écriture, chaque automne marque le retour de ce terme sur nos fils d’actualités : “NaNoWriMo”. Il s’agit d’un mouvement qui, chaque année, propose aux aspirants auteurs d’écrire un roman de 50 000 mots en un mois. Si l’objectif peut paraître intimidant, l’organisation estime à plus de 300 000 le nombre de participants pour chaque édition !

Lancé en 1999 et devenu une association en 2006, NaNoWriMo (National Novel Writing

Month) encourage les motivés à se lancer en proposant des outils, une structure et une communauté. Aujourd’hui, l’organisation met en place des ateliers, des partenariats avec des librairies et des cafés… C’est tout un réseau qui s’est développé autour de ce défi annuel. En France, des sessions d’écriture s’organisent entre amis, entre collègues, mais aussi entre inconnus grâce à des groupes de soutien sur Facebook.

En échangeant avec des participants, on se rend vite compte que c’est l’aspect challenge qui attire : “C’était le côté « défi complètement dingue et impossible » qui m’a attiré, ça et l’envie de me mettre en mode “action” et d’avancer dans mes projets.”

Pour atteindre les 50 000 mots fin novembre, il faudrait écrire 1 667 mots par jour. Ce chiffre paraît inatteignable, mais ce n’est en réalité qu’une base. Beaucoup de participants définissent leurs propres objectifs, ou bien ne s’en fixent pas du tout. C’est le cas de cette membre d’un groupe facebook dédié au NaNoWriMo, qui rassure les intéressés se mettant un peu trop la pression.

Il faut écrire comme on peut, et regarder le nombre de mots après. Ce n’est pas un drame de ne pas réussir. Si tu n’écris pas 1666 mots par jour, ce n’est pas grave. Je trouve que ce défi peut bloquer dès le départ. Il vaut mieux partir d’un chiffre moins élevé sans grande ambition que se dire « il faut absolument que j’écrive 50 000 mots en mois. » »

Si le défi commence le 1er novembre, le mois d’octobre est dédié à la préparation (d’où le terme “preptober” que l’on peut voir passer sur les groupes Facebook des participants au NaNoWriMo).

Pour cet autre internaute, la préparation est la clé du succès :

“Tu utilises octobre pour réellement t’organiser, voire même avant encore. Tu prépares ton histoire, tes personnages, tes environnements ou quels que soient les éléments importants à tes yeux pour que le 1er novembre, tu aies tout pour démarrer sereinement. Bien se préparer, trouver sa routine, s’organiser pour que le NaNo soit TA priorité et s’y tenir. Mais c’est aussi garder de la bienveillance envers soi-même et ne pas oublier que c’est un défi personnel et donc un moment à soi. Il ne faut pas que le NaNo soit une torture.”

Pas envie d’écrire un roman ? Comme avec le nombre de mots, certains modifient l’objectif selon leurs envies.

“Je n’ai pas forcément envie de me lancer dans l’écriture d’un roman, par contre j’écris des chansons et des nouvelles. Ça va être l’occasion pour moi d’arrêter de procrastiner et de me pencher un peu plus sérieusement sur ces projets !”

Après un mois de novembre bien chargé, le repos sera au rendez-vous pour les participants. Puis, certains comptent retravailler leur manuscrit, le faire relire… et, pourquoi pas, se lancer dans l’autoédition ou le proposer à des concours et maisons d’édition. 

Valentine LAVAL

Sources :

https://nanowrimo.org/

Questionnaire posté sur le groupe Facebook

https://www.facebook.com/groups/plumesfrancopholles