The End of the F***king World : la nouvelle série britannique produite par Netflix.

Un gentil psychopathe, une fille paumée, un meurtre et un roadtrip pour échapper au meurtre : voilà un résumé de la nouvelle série Netflix, co-produite avec la chaîne britannique E4 et disponible depuis le 5 janvier 2018. Elle est adaptée du roman graphique de Charles Forsman.

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Idée de départ de la série

 En 2014, Entwistle a réalisé le court métrage mettant en vedette Craig Roberts (« Submarine ») et Jessica Barden (« Tamara Drewe ») en tant que James et Alyssa. Ce fut la première étape de cette série, qui ajoute Lucy Tcherniak en tant que second réalisateur de bloc ainsi que l’auteur-acteur Charlie Covell pour l’adaptation. Nous avons également Alex Lawther, de « Black Mirror », reprenant le rôle de James. Jouant à merveille, il est difficile d’imaginer que ces deux acteurs principaux soient améliorés. Barden est une excellente comédienne, drôle, agressive, déchirante, tandis que Lawther réussit une combinaison d’un sentiment de peur et de sympathie tellement convaincant que l’on pourrait penser que ce rôle lui était prédestiné. Le jeu d’acteur donne à cette histoire sombre un vrai poids émotionnel.

Entre nihilisme et histoire d’amour

Après un titre punk, nous avons différentes allusions à l’auto-mutilation des enfants et aux meurtres des animaux. Ces huit épisodes retracent l’histoire de deux jeunes, abimés, qui recherchent du réconfort l’un dans l’autre. James est un psychopathe voulant franchir une étape : après les animaux il veut tenter de tuer un humain. Alyssa, quant à elle, tente de fuir sa vie et vole une voiture, accompagnée de James. Tous deux cherchent à se réfugier chez le père d’Alyssa mais rien ne va se passer comme prévu. Durant ces huit épisodes, nous aurons l’occasion de rencontrer les parents de ces jeunes, et nous pourrons comprendre le malaise et le sentiment d’abandon qui ont fait rentrer ces jeunes dans la marginalité.

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Les épisodes sont courts (environ 20 minutes) et jonglent entre le point de vue d’Alyssa et celui de James, accompagnés par la voix-off de ces protagonistes. Nous voyons peu la vie rurale anglaise, mais plutôt la campagne profonde évoquant l’Amérique et ses films.

Inspiration du cinéma de Tarantino

Sur une base d’humour noir, cette série britannique nous entraine dans un road-trip de folie. Elle est très influencée par le réalisateur Tarantino, de par la façon dont se comportent les personnages, le fait qu’ils mangent exclusivement dans des restaurants ressemblant à ceux des États-Unis et boivent des verres en bordure de route, de par la de la bande-son comportant le titre « Lonesome Town » de Ricky Nelson, ou encore par les tenues des deux protagonistes ressemblant aux tenues de Pulp Fiction, comme celles de Pumpkin et Honey Bunny, ou encore la coupe de cheveux d’Alyssa, ressemblant à celle de Mia Wallace version blonde.

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Mia-Wallace-pulp-fiction-22137012-1280-1024.jpgAinsi, la série britannique très influencée par le cinéma américain nous emmène, dans un rythme idéal, passer un bon moment: elle est exceptionnelle, macabre mais sans la peur et très comique.

                                                                                                                                                          Wyckaert Théo