Art Culture

À chaque visage son architecture.

Françoise Nielly est une célèbre artiste peintre connue pour ses portraits colorés.

Née à Marseille d’un père architecte, Françoise a baigné dans l’art depuis sa plus tendre enfance. L’influence de son paternel lui a permis de développer très rapidement un goût pour l’art, et lui a appris à travailler les volumes. C’est pourquoi elle a centré sa réflexion artistique sur l’architecture du visage.

Actuellement exposée à la Galerie Menouar dans le Marais à Paris, nous avons tenté de nous immiscer dans l’univers pop art de Françoise Nielly.

Le pop art est un courant artistique né dans les années 1950 en Grande-Bretagne. L’industrialisation et la société de consommation ont totalement influencé ce courant puisque c’est effectivement à cette période que les nouvelles technologies ont fait leur apparition et que les hyper-marchés ont vu le jour. Il s’agit également de l’essor des spots publicitaires, très lumineux et colorés. De célèbres artistes se sont inspirés de cela, tels qu’Andy Warhol, qui doit son succès à la sérigraphie ou encore Roy Lichtenstein et ses fameux personnages de bande dessinées (certaines de leurs œuvres sont actuellement exposées à la Fondation Louis Vuitton).

Nielly fait partie intégrante de ce courant. Ses portraits colorés rappellent les sérigraphies de Warhol pour Marylin. Son atelier étant situé à St-Ouen, elle est particulièrement influencée par le Street-art, et notamment par les grapheurs qui laissent une empreinte indélébile dans le quartier.

 Son art consiste à retravailler les perspectives du visage humain. Elle déclare que le visage est une structure compliquée : les yeux, le nez, la bouche, tout est structure, volume, perspective.

Selon l’artiste, un tableau réussi est un tableau auquel elle a réussi à donner la vie.

Nielly, une technique particulière

Afin de structurer le visage, elle peint au couteau. Elle utilise de la peinture à l’huile qu’elle mélange à des pigments fluorescents et les couleurs réagissent ainsi à la lumière noire.

« La vie a quelque chose de trop dur, trop triste, donc je bois et je mange des couleurs et je mets toute mon énergie dans la peinture » – Françoise Nielly.

« Van Gogh travaille à coups de boutoir pour libérer la puissance vitale que l’homme refoule au point d’avoir transformé son visage en une force vide, un champ de mort. À sa manière, qui lui est propre, Françoise Nielly refait le visage humain dans chacun de ses tableaux. Et elle le refait, aussi, à coups de boutoir, à coups de couteau balafré sur le visage ». – Camille Dumoulié, essayiste français.

Séphora Metry

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