Le football : un sport populaire défiant les clivages.

En cette année 2018 a lieu la Coupe du Monde de football en Russie, et le 15 juillet aura lieu la finale de cette compétition, évènement important pour beaucoup de personnes dans le monde, permettant d’extérioriser leurs problèmes, leur stress, la politique. De ce fait, les citoyens se rassemblent, quelle que soient leurs origines sociales : les bourgeois comme les prolétaires sont réunis derrière leur équipe nationale, et on peut mettre en avant le mythe de la France « black, blanc, beur » de 98.

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Un sport socialement marqué

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Assimilé régulièrement à l’industrialisation, depuis son déclin, le football s’est vu retrouver de nouveaux pratiquants. En effet, avec l’apparition du chômage, l’affaiblissement des centres-villes font que ce sport est de moins en moins pratiqué par la classe ouvrière.

Malgré l’auto-exclusion des bourgeois, vu comme étant « le jeu du peuple », nous remarquons que le sport en général est pratiqué par des personnes travaillant dans le non-manuel. D’après un sondage de 1973, 39% des étudiants avaient pratiqué un sport durant les quatre dernières semaines, ce taux est comparable avec les catégories supérieurs (37%). Pour les ouvriers spécialisés, 19%, pour les ouvriers qualifiés 11% et 6% pour les ouvriers sans qualification. L’apparition du sport et plus particulièrement du football télévisé a réconcilié ce sport et les bourgeois. La visibilité de ce sport n’a alors cessé d’augmenter, atteignant plus de 10 millions de spectateurs lors de matchs à enjeu. La bourgeoisie a commencé à être intéressée et à vouloir l’exercer, du fait de l’abolition du salaire maximum, du contrôle des contrats et du sponsoring. Mais la tradition universitaire et l’alliance des études supérieurs et du football professionnel est impossible comparé au rugby ou encore l’athlétisme. Pour des fils/filles de travailleurs manuels, prendre le risque d’arrêter les études et commencer une carrière professionnelle dans le sport est moins risqué vu que pour eux, ils affronteront tôt ou tard le chômage du fait de leur capital.

 

Non-transmission de valeurs mais facteur d’intégration

Le football n’a pas réellement de valeurs, comme tous les autres sports ; il est juste utilisé par diverses personnes, que ce soit politiquement, par le peuple ou par les sportifs eux même, comme A. Griezmann qui souhaite que les français soient fiers « Vive la France et la République ».

Toutefois, il peut servir pour diffuser des messages voulant exclure toutes les formes de discriminations, de stigmatisations. La force de ce sport est sa popularité, faisant rencontrer des Hommes de toutes origines sur un même terrain.

Souvent nous nous attachons aux origines des joueurs, qu’on appelle les « minorités visibles » juste car ils jouent bien mais si le joueur fait des contre-performances, on parlera de ses origines avant tout.

Toutes fois le facteur d’intégration est très important pour certains jeunes cherchant ce rêve de devenir football professionnel.

 

Plus qu’un sport une volonté de rassembler

Depuis des années, l’UEFA cherche à combattre un ensemble de discriminations. En effet, 2001 est l’année où un partenariat a eu lieu avec le réseau FARE, qui est un ensemble de groupes/collectifs luttant contre l’intolérance et la discrimination. L’UEFA a aidé financièrement la FARE, et cette collaboration a permis la diffusion en masse de messages contre le racisme, la discrimination et le respect de la diversité.

Lors de la 3ème journée de l’UEFA Champions League et de l’UEFA Europa League, la lutte contre le racisme fut mise en avant. Durant l’Euro et la Coupe du monde, ce message a été mis en avant sur les maillots et dans le stade.

Ces messages permettent la sensibilisation du public et des plus jeunes, et cet impact a permis la révision du règlement disciplinaire pour appliquer une tolérance zéro sur les comportements racistes.

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     Le football permet égaiement l’unification des peuples et la compétition internationale entre les pays pour savoir qui est le meilleur, comme lors de l’Euro ou encore de la Coupe du monde. Ces événements internationaux changent lors de chaque session se déroulant tous les quatre ans. L’unification des peuples est visible dans certains pays où tout le monde se sent appartenir au pays, sans distinction de sexe, de couleur de peau ou d’orientation sexuelle. On peut le voir en Belgique où les wallons et les flamands sont divisé par la langue mais aussi idéologiquement. L’équipe belge se surnomment les « Diables Rouges » ou les « Rode Duivels » en néerlandais, et elles ont ensemble un mot d’ordre « Tous ensemble », « Red Together » montrant que même divisés, les belges se réunissent tous sous la bannière du pays, unis et c’est le plus important. En comparaison, d’autres Nations mettent en avant que des individualités en rappelant juste leur performance en Club et non pas en sélection.

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      Ce sport, à la fois très critiqué mais aussi très aimé, reste l’un des plus regardé au monde. Malgré la non-valeur de sport il peut être utilisé pour lutter contre toutes les formes de discrimination mais aussi pour rassembler en intériorisant de gagner pour « son pays » et l’extériorisation des problèmes du quotidien pour être derrière son équipe. Beaucoup de personnes achètent des maillots coutant environ 89€ alors que d’habitude ils n’auraient jamais mis ce prix dans un tee-shirt. Dimanche aura lieu la finale de la Coupe du Monde 2018 opposant La France et la Croatie, deux belles Nations. Que le meilleur gagne !

Wyckaert Théo