Histoire Société

L’immigration en France depuis 1918.

L’immigration durant les deux Guerres Mondiales et la décolonisation (1918 à 1962)

Avant la fin de la Première Guerre mondiale, les immigrés sont originaires des pays limitrophes de la France. Mais à la fin de cette guerre, la France fait appel à la main d’œuvre étrangère, provenant souvent des colonies. Ainsi, le ministère de l’Armement recrute des Nord-Africains, des Indochinois. Une carte de séjour sera instituée en 1917. Durant l’Entre-deux-guerres, nous constatons qu’une immigration provient de pays subissant une crise économique et politique. C’est l’exemple de l’Italie ayant à sa tête un dictateur, Mussolini. Mais aussi le cas de l’Espagne, ou encore des Arméniens fuyant le génocide. La plupart des immigrés sont donc des réfugiés politiques. Ces flux migratoires se sont intensifiés après la crise de 1929 selon un article d’Alternatives économiques. En effet, en 1921, les immigrés sont environ 1.4 million. Dix ans plus tard, ils sont 2.7 millions, soit 7% de la population française. Ainsi, si on rapporte le nombre d’immigrés à la population totale, la France est devenue le premier pays d’immigration du monde. Débute la Seconde Guerre mondiale en 1939, durant cette terrible guerre, de nombreux étrangers quittent la France, environ 300.000 individus. Mais après la Seconde Guerre mondiale, l’immigration en provenance du Portugal, du Maghreb ainsi que de l’Afrique noire s’intensifie. L’immigration maghrébine va connaître une forte croissance durant les années 1960, jusqu’à représenter 25% de l’immigration en France en 1975. Une immigration qui est due aux décolonisations. Par exemple, à la suite de l’indépendance de l’Algérie en 1962, de milliers de pieds noirs et d’harkis vont quitter l’Algérie pour rejoindre la France. D’ailleurs, à la fin du film Ce que le jour doit à la nuit d’Alexandre Arcady adapté du roman éponyme de Yasmina Khadra, nous voyons un bateau quittant l’Algérie pour rejoindre la ville de Marseille. Même chose après la défaite française à Dien Bien Phû en 1954, donnant l’indépendance au Vietnam communiste. De milliers de Vietnamiens ayant soutenu la France vont quitter l’Indochine pour rejoindre la Métropole. Durant les deux Guerres mondiales, l’entre deux-guerres, ainsi que les décolonisations, la grande majorité des immigrés viennent en France afin de quitter des pays connaissant des problèmes économiques et politiques. Durant les Trente Glorieuses, un autre type d’immigration se met en place. Il s’agit d’une immigration qui servira à la main d’œuvre en France.

L’immigration durant les Trente Glorieuses (1946 à 1975)

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Un immigré travaillant dans une usine Renault.

L’immigration durant les Trente Glorieuses, nommée également l’immigration de masse, est celle qui doit reconstruire la France après les dégâts causés par la Seconde Guerre mondiale. Le 2 novembre 1945, le gouvernement français crée l’Office National d’immigration qui a pour but de recruter des travailleurs immigrés et d’organiser le regroupement des familles. Une immigration qui est voulue par le gouvernement. Cette immigration provient souvent d’Afrique, mais aussi d’Italie, d’Espagne ou du Portugal. Cette immigration va s’accélérer à la fois avec la décolonisation, mais aussi le principe de libre circulation instaurée par le Traité de Rome au 1er janvier 1958. Suite à une forte arrivée de migrants en France, les bidonvilles seront petit à petit détruits, et à la place, la construction des Grands Ensembles se met en place. Cette construction est visible au début du film Le Chat avec pour acteur principal Jean Gabin qui se balade dans les ruelles de la banlieue parisienne, passant devant des immigrés construisant des appartements. En effet, cette immigration a pour but de construire les routes, les immeubles, ou même de pouvoir effectuer le travail à la chaîne dans les usines, souvent délaissé par les Français. Dans une vidéo de l’Ina (Institut national de l’audiovisuel), certains entrepreneurs expliquent que ces immigrés ont du courage, la force pour pouvoir effectuer ce travail dur. Mais suite aux chocs pétroliers de 1973 et 1979, ainsi que la montée du racisme dans les années 1980, rendent d’un point de vue politique, l’immigration en France plus difficile. L’immigration durant les Trente Glorieuses ou l’immigration de masse a servi à la reconstruction de la France, donnant ainsi aux immigrés les travaux les plus compliqués, et les moins demandés par la population française. Néanmoins, débute la mondialisation, et de nouvelles formes d’immigrations émergent.

L’immigration durant la mondialisation (dès les années 1980)

D’après un article de RFI, publié le 21 juin 2000, la mondialisation favorise les migrations. En effet, il est dit dans l’article qu’en 1965, on comptait, dans le monde, 75 millions de migrants. Ils sont, en 2000, plus de 120 millions. Une augmentation visible notamment en France. Les facteurs de la mondialisation poussant à favoriser les flux migratoires sont multiples. Dans un article de Grotius International, publié le 28 décembre 2009, la sociologue française, Catherine Wihtol de Wenden, exprime six facteurs favorisant ces flux. Dans ces six facteurs, elle évoque le développement de migrations pendulaires d’allers-retours d’Est en Ouest de l’Europe, liées à la chute du mur de Berlin. Mais aussi la généralisation progressive des passeports qui est un facteur, entraînant une généralisation du droit de sortie. Enfin, l’un des six facteurs est que les migrants ont l’envie de réaliser leurs rêves en Occident, dont en France. Par exemple les étudiants africains qui viennent en France étudier, c’est la fuite des cerveaux. Néanmoins, une explosion de la demande d’asile est visible. Aujourd’hui, ce sont les habitants du Moyen-Orient mais aussi d’Afrique de l’Est qui font cette demande, suite à la menace de Daech. Dans un article de 20 minutes, publié le 4 mars 2016, on estime plus de 70.570 demandes d’asile en France. Depuis les années 2000, nous remarquons deux types d’immigrations. Une, qui est choisie, et une autre qui est subie. Des lois se mettent en place pour la maîtrise de l’immigration et de l’intégration. Ainsi, les lois de 2003 et 2006, sont initiées en vue de favoriser l’immigration choisie, c’est-à-dire l’immigration de travailleurs hautement qualifiés, à l’exclusion autant qu’il est possible des autres formes de migrations.

 

Kerrouche Mehdi

 

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