Exposition : Être moderne, le MoMa à Paris.

Fondé le 7 novembre 1929 à New York, The Museum of Modern Art est devenu, au fil des décennies, une institution majeure au point de s’identifier, de façon quasi-mythique, à la naissance puis à l’avènement de l’art moderne. Avec « Être moderne : le MoMa à Paris », la Fondation Louis Vuitton et le musée new-yorkais présentent, avec plus de deux cents œuvres issues des collections du MoMa, une traversée dans l’art des XXe et XXIe siècles ainsi que dans l’histoire du célèbre musée.

Visite au cœur de cette exposition :

Les visiteurs suivent un parcours chronologique, qui se déploie sur quatre niveaux dans l’intégralité du bâtiment de Frank Gehry, architecte américano-canadien de la Fondation Louis Vuitton.

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La Fondation Louis Vuitton par l’architecte Frank Gehry.

Cette exposition réunie des chefs-d’œuvre et des œuvres significatives des origines de l’art moderne à nos jours. Elle est fidèle à la pluridisciplinarité fondatrice du musée en mêlant les expressions artistiques : peinture, sculpture, photographie, film, imprimés, dessins, design, architecture, performance et nouveaux médias.

Dans la première et seconde galerie sont évoquées les périodes historiques des collections et les options novatrices du musée à travers les chefs-d’œuvre européens des origines de la modernité, puis l’émergence et le succès d’une abstraction nord-américaine dans l’immédiat d’après-Guerre.

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Maison près de la voie ferrée , Edward Hooper, 1926.

Cette œuvre d’Edward Hooper est l’une des premières peintures à entrer dans la collection du célèbre musée new-yorkais. Y figurent aussi des objets de design industriel ou encore des photographies de Walker Evans d’un film avec l’acteur Bert Williams.

Fidèle aux principes de pluridisciplinarité et d’internationalisme des avant-gardes des années 1920, le MoMa outrepasse dès le départ les strictes limites d’un musée d’art moderne dédié à la peinture et à la sculpture européennes. La place donnée à l’architecture et au design, au cinéma et à la photographie définit un projet novateur, tout comme l’attention accordée à la création contemporaine. Le musée new-yorkais fait remonter les visiteurs aux origines européennes de la modernité, notamment à travers l’exposition de deux œuvres : Le Meneur de chevalde Picasso et Poissons rouges et Palette de Matisse.

Dans la quatrième galerie se trouvent des séries et structures minimales, ainsi que le célèbre courant de l’Amérique pop. La culture visuelle populaire des États-Unis des années 1960 est mise à l’honneur dans cette galerie, à partir d’œuvres majeures du célèbre artiste Andy Warhol jouant sur la répétition.

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Campbell’s Soup Cans, Andy Warhol, 1962.

Le MoMa met en avant l’émergence du Pop art, surtout new-yorkais, étant donné que New-York est la ville d’inspiration et d’hébergement du MoMa. Construit au 11 West 53rd Street et inauguré en 1929, le musée accueille plus de 3 millions de visiteurs. Il est à la troisième place dans le classement des musées les plus visités des Etats-Unis, derrière le Metropolitan Museum of Art de New York et la National Gallery of Art de Washington.

À travers cette exposition à la Fondation Louis Vuitton, le MoMa impose son style et ramène une part de New-York avec lui.

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United Nations Headquarters board of design , New York, 1952.

Par Wallace K. Harrison, Max Abramovitz, Oscar Niemeyer, Le Corbusier.

« Dominant l’East River, le bâtiment monolithique du Secrétariat des Nations-Unies est l’un des gratte-ciels les plus visibles de Manhattan. C’est aussi le premier bâtiment de style international construit à New-York. »

L’exposition aborde les images et les identités des États-Unis des années 1975 aux années 2000. Les œuvres font écho aux prises de position des artistes après la guerre du Vietnam et pendant les « guerres culturelles » qui caractérisent ces décennies. Conservateurs et progressistes s’affrontent alors sur un bon nombre d’enjeux sociétaux. Des réflexions sur le genre, les questions raciales, la violence ou encore sur l’évocation de l’épidémie du Sida décrivent une Amérique tourmentée. Le questionnement sur le statut de l’œuvre d’art et l’omniprésence des images imprègne alors les problématiques artistiques.

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« Untitled« , Barbara Kruger, 1982

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Le MoMa traverse les siècles et les différents horizons et nous rappelle que l’art évolue en parallèle de l’histoire. Les styles se bousculent, rentrent en compétition et forment un panel artistique propre à l’atmosphère new-yorkais. Ce plongeon dans l’histoire des États-Unis, lors de cette exposition, nous fait alors oublier que nous sommes simplement à Paris.

Sarrosquy Aurélien