Ap.D Politics : Les membres d’Allons Enfants ! de Lille

Ap.D Politics est un projet mené par trois rédacteurs et rédactrices d’Ap.D Connaissances, dans le but de sensibiliser la jeunesse à la politique à travers un large panel d’interviews et de rencontres de militants de différents partis et mouvements politiques, notamment des organisations de jeunesse.

Allons Enfants ! est un parti politique essentiellement basé sur la jeunesse. A travers cette interview des différents membres du mouvement lillois, nous allons voir en quoi consiste véritablement ce parti et comment il s’organise, ainsi que le parcours politique personnel de chacun des membres.

-Pourriez-vous nous définir le parti politique auquel vous appartenez ?

Pierre : « Allons Enfant est un parti politique créé en 2014 par Pierre Cazeneuve, géré essentiellement par des jeunes de 16 à 30 ans. L’idée est de prouver que la jeunesse n’est pas qu’un faire valoir des autres partis politique et qu’elle peut se constituer elle-même en parti, qu’elle peut faire valoir ses idées plutôt jeunes. Par exemple, elle n’a pas le même regard qu’un parti politique qui est implanté depuis longtemps, avec des hommes politiques de plus de 60 ans. Donc la jeunesse a un nouveau regard, notamment sur la nouvelle technologie, sur l’Europe, le développement durable et elle est beaucoup plus sensibilisée à ces nouveaux enjeux ».

Quelles sont les valeurs que vous défendez en priorité dans ce parti politique ?

Vincent : « L’Europe, la jeunesse et l’écologie, qui sont des thématiques liées à notre génération. »

Pierre : « Il y a également l’éducation et l’innovation. D’ailleurs, notre programme législatif c’était « Europe, Écologie, Innovation et Éducation ». La jeunesse est un vecteur commun, il y a un regard jeune sur ces quatre thèmes. Nous souhaitons une Europe plus juste socialement, plus unie, et sur l’écologie c’est l’idée d’avoir un mode de croissance durable. Concernant l’éducation, on part du constat qu’en France l’éducation ne remplit pas son rôle, elle n’écoute pas et ne s’adapte pas à nos attentes. »

Enzo : « Allons Enfants, ça reste un parti qui prouve que la jeunesse peut avoir des points de vue et quelque chose à dire. »

Killian : « Les jeunes représentent 35 % de la population française, nous avons une certaine légitimité à apporter nos idées. »

Pierre : « Il y a aussi le problème de la représentativité, les jeunes sont très peu représentés. Cela a évolué avec la nouvelle législature, mais ils sont toujours très peu représentés à l’Assemblée Nationale, et l’idée est d’investir des jeunes à l’Assemblée, dans des conseils municipaux, dans l’engagement politique. »

Chloé : « Aux législatives, chez Allons Enfants, la plus jeune candidate avait 18 ans. C’est ce qui fait la force du parti, puisqu’on est capable de montrer que, même à 18 ans, on peut avoir des idées à défendre. »

-Comment s’organise le fonctionnement interne de cette organisation ?

Chloé : « Il y a le pôle principal à Paris, ensuite il y a plusieurs antennes dans différentes villes comme à Lille, Strasbourg, Nancy, Nantes, Lyon et Rennes. »

-Quels sont les moyens utilisés dans le but de vous visibiliser au maximum, et notamment auprès des jeunes ?

Chloé : « Facebook, Twitter c’est ce qui a de plus d’impact, et ce sont les réseaux qui nous ont fait connaître aujourd’hui. »

Pierre : « Après, il y a toutes les actions de terrain avec nos affiches et nos candidats, ce qui participe à l’élargissement du parti. Nous avions eu 58 candidats et candidates aux législatives. »

Solène : « Il y a aussi le bouche à l’oreille, le recrutement chez Allons Enfants s’est beaucoup fait avec ça. »

-Comment êtes-vous entrés en politique?

 Solène : « C’était à l’âge de 17 ans avec le MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes), avec des valeurs idéologiques que j’ai voulu défendre. J’ai fait le MJS, Allons Enfant et un peu Génération.s, mais toujours par rapport à une recherche de la représentation des jeunes. »

Amandine : « Allons Enfant c’est ma première intégration politique, c’était plus par curiosité afin d’avoir une participation dans la vie politique. »

Enzo : « Au début c’était par simple curiosité. Avec Pierre, on avait été à plusieurs meetings ensemble, de divers partis, c’était une occasion de découvrir les principes fondamentaux de la politique. J’étais plus attiré par le PS à la sortie du meeting de Benoît Hamon, mais quand on discute, on se rend compte qu’aucun parti à 100 % ne nous correspond et c’est un rassemblement d’idées que j’ai aimé chez Allons Enfants. »

-Votre ligne idéologique est-elle toujours restée la même ou a-t-elle connu des changements, (et a-t-elle vocation à changer) ?

Solène : « Oui elle a connu des changements, en 2 ans ça bouge beaucoup, mais j’ai une ligne plutôt à gauche, plutôt sociale. »

Amandine : « Dans tous les cas c’est en fonction de ce qui nous entoure, de ce qu’on vit. Par exemple, du lycée à maintenant ma pensée à totalement évolué. Je travaille depuis 3 ans, je ne vois plus les choses de la même façon, j’étais beaucoup plus utopique au lycée qu’à l’heure actuelle. »

Enzo : « Je reste quand même du côté du parti socialiste, après ça a un peu changé avec Allons Enfants mais je resterai dans le côté gauche. »

-Pour quelles raisons avez-vous adhéré à ce parti en particulier ?

Solène : « Allons Enfants c’était un nouveau parti, innocent et vierge, il y avait tout à construire encore, on avait notre place libre. C’est ça qui m’a fait adhérer. »

Amandine : « J’avais lu sur Facebook qu’ils organisaient un Afterwork, j’y suis allée par curiosité et ça m’a plu, puisque c’est un groupe dans lequel on parle de tout librement, il n’y a pas de sujet tabou et je trouve ça super sympa. »

Enzo : « Allons Enfants c’est avant tout une expérience, car on est en contact avec des personnes, c’est du partage. Je pense que c’est une bonne idée d’essayer de faire changer les choses en étant ensemble, c’est une bonne initiative. »

Chloé : « C’est aussi la force d’Allons Enfants de nous rassembler puisque, de base, j’étais plus de droite, et ici on peut tous se retrouver et faire des choses ensemble. »

-Quels sont les sujets qui vous semblent les plus prioritaires dans la conjoncture politique actuelle ?

Chloé : « L’environnement et l’éducation, qui sont les deux points à traiter le plus. »

Killian : « L’Europe aussi, puisqu’on constate l’absence d’un sentiment européen qui nous porte alors qu’elle est synonyme d’entraide. »

Vincent : « Ce que je trouve intéressant avec Allons Enfants, c’est que ce qui nous rassemble sont moins les idées politiques mais plus la volonté d’essayer de se rassembler et de discuter des sujets qui nous concernent tous. C’est la différence qu’il peut y avoir avec les autres partis, puisque c’est plus la volonté de s’intéresser à la politique qui prime sur un fondement idéologique bien ancré. »

-Pour vous, que signifie être jeune en politique ?

Chloé : « C’est tout d’abord avoir moins de 29 ans. Nous sommes idéalistes, et c’est ce qui nous nous pousse à faire ce qu’on veut faire. »

Amandine : « C’est avoir un regard nouveau par rapport à ce qui a été fait avant. »

Pierre : « Etre jeune chez Allons Enfants, c’est être vraiment jeune, faire des soirées, discuter entre potes, faire de la politique accessible à tous, c’est la jeunesse comme on peut l’entendre. »

-Quel message pour la jeunesse ?

Chloé : « Portez vos idées dès aujourd’hui, lancez-vous, et ce à n’importe quel âge. »

Pierre : « Intéressez-vous et éveillez-vous, recherchez toute l’information possible, lisez, politisez-vous et tout le temps gardez cet esprit critique qui fait aussi le force de la jeunesse. »

Amandine : « Le futur n’appartient qu’à nous, il ne faut pas avoir peur de dire ce que l’on pense. »

Vincent : « Ne pas voir la politique comme quelque chose d’indéniablement inaccessible, on est toutes et tous capables de faire de grandes choses à notre échelle. »

Solène : « Rêvez beaucoup et agissez beaucoup aussi. »

 Enzo : « Enlevez cette image négative de la politique, car elle reste prioritaire et décisive pour l’avenir de la société. »

Thibault : « Tout le monde a des idées, donc il ne faut pas hésiter à s’engager afin de les faire entendre. »

Killian : « C’est une expérience instructive de s’intéresser à la politique à l’heure actuelle mais aussi pour le futur, il ne faut donc pas hésiter à se lancer. »

Interview réalisée le mercredi 21 mars 2018 à Lille.

Gilot Claudie, Sarrosquy Aurélien, Ozdemir Biken

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