La consommation de viande, ce désastre écologique

Depuis quelques années, de nombreuses enquêtes cherchent à alerter sur les dangers de la consommation de viande sur l’environnement et son rôle dans le réchauffement climatique.

Mais quel est ce rôle ? Faut-il vraiment arrêter de manger de la viande ?

Les effets sur l’eau

La population mondiale ne cesse de croître et l’eau est une ressource essentielle à la vie mais parfois, elle manque. La consommation donc la production de viande a-t-elle un impact là-dessus ?

Pour estimer la consommation d’eau, on distingue plusieurs catégories :

– l’eau bleue : eau qui provient des nappes phréatiques

– l’eau verte : eau de pluie

– l’eau grise : eau nécessaire pour absorber les polluants provenant de la production

Il est donc plus pertinent de s’intéresser à l’eau bleue et grise pour faire des comparaisons.

Par exemple, pour produire un kilo de céréales il faut 412 litres d’eau bleue et grise alors que pour du bœuf, il en faut 1081.

La production de viande n’est juste pas coûteuse en eau, elle est aussi dangereuse. L’ammoniac est un composant chimique irritant et responsable de l’acidification des sols donc de l’eau, et favorise aussi les pluies acides. 80% des émissions de ce composant proviennent de déjections d’animaux destinés à la consommation.

La production de viande est donc extrêmement coûteuse en eau mais a aussi des effets désastreux.

L’effet de serre

L’effet de serre est un phénomène naturel ; cela permet à la Terre de retenir la chaleur du Soleil dans l’atmosphère. Mais les activités humaines émettent beaucoup de gaz à effet de serre, cela augmente donc leur concentration dans l’atmosphère. Cette concentration va capturer plus de chaleur et la surface de la Terre va, par conséquent, se réchauffer. C’est le réchauffement climatique, aux conséquences dramatiques si l’on n’agit pas.

L’élevage contribue à hauteur de 14,5% aux émissions de gaz à effet de serre, soit 7,1 milliards de tonnes de CO2.

La déforestation
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Pour pouvoir élever du bétail, il faut les nourrir. Pour les nourrir, il faut des champs que l’on obtient en détruisant des forêts.

Selon Greenpeace, l’élevage bovin est responsable à 80% de la déforestation en Amazonie.

La forêt amazonienne permet l’équilibre du climat mondial. Les forêts sont pleines de ressources diverses pour des populations et des animaux. Mais pas seulement ; les catastrophes naturelles sont facilitées. Le sol, sans sa couverture, est instable ; les glissements de terrains seront plus susceptibles de se produire, ainsi que les inondations dans les vallées. La déforestation détruit aussi des écosystèmes uniques et indispensables.

Ainsi, la production de viande a des effets très néfastes sur l’environnement et un rôle indéniable dans le réchauffement climatique. Pour garantir une Terre valable avec un capital naturel fort aux générations futures, il faut peut-être se questionner sur sa consommation de viande et la remettre en question.

Anaïs Lefebvre