« Le village des antiquaires », à la découverte de belles trouvailles

C’est dans les années 70, à l’âge de 22 ans, que Pierre Nihoul, gérant du « Village des Antiquaires », a découvert ce qu’était le métier d’antiquaire. Il s’est intéressé curieusement à ce métier qu’exerçait un ami à lui à l’époque, et cela lui a plu. C’est lors d’un entretien avec lui que j’ai pu comprendre ce qu’était le métier d’antiquaire. 

Un métier de passionné

C’est avec simplicité que Pierre Nihoul explique ce qu’était le métier d’antiquaire. Cependant, à travers ses paroles, on peut découvrir tout un univers dans lequel il faut être passionné et avoir de bonnes connaissances des objets, de leur valeur et des matériaux utilisés pour les restaurer. C’est un métier dans lequel on a pour rôle d’acheter, de dénicher et de revendre des pièces et meubles plus ou moins anciens. Ce passionné nous explique qu’en réalité, selon lui, il y a deux métiers d’antiquaire, celui du chineur qui recherche les meubles et objets pour les revendre ensuite, et celui du vendeur qui restaure, et vend. Certains seraient d’ailleurs plus spécialisés dans des meubles destinés à être jetés qu’ils revalorisent. Au « Village des Antiquaires », les brocanteurs ont des spécialités telles que les meubles classiques, les meubles industriels, les cadres, la tapisserie, les vêtements également, etc. Dans cet immense village de plus de 3000m2, il y en a pour tous les goûts. On traverse les époques et les différents styles de meubles. C’est ce qu’admire ce passionné dans son commerce :

« Ce que j’aime aussi, c’est la diversité des objets qu’on déniche, que ce n’est jamais la même chose, on n’a jamais les mêmes objets. Au fond, on aime la découverte, on a toujours l’espoir de dénicher de belles trouvailles. »

De la pression immobilière à la création d’un village

Pierre Nihoul se souvient des années 70 et 80 lorsque le Vieux-Lille avait plusieurs boutiques d’antiquité en son sein. C’est dans les années 90 que les boutiques du Vieux-Lille se sont trouvées sous une forte pression immobilière due à une augmentation des prix des locaux et des loyers. Les antiquaires qui s’y trouvaient sont alors partis. Certains d’entre eux se sont alors redirigés vers les villes périphériques de Lille. L’usine dans laquelle se trouve désormais le « Village des Antiquaires » est devenu le refuge de nombreux antiquaires qui ont chacun leur espace d’exposition. 

« Officiellement, notre galerie s’appelle Saint-André Antiquités, mais au fur et à mesure, les exposants et les visiteurs ont appelé cet endroit le « village des antiquaires ». »

Un lieu convivial

J’ai pu remarquer en allant là-bas qu’il régnait en ces lieux une véritable convivialité entre les antiquaires et leurs clients. C’est ainsi que j’ai pu voir la sympathie que les clients éprouvaient envers eux, et envers Pierre Nihoul qu’ils venaient régulièrement saluer. Cette convivialité s’étend jusqu’au bar qui avait à l’origine été créé pour que les visiteurs et travailleurs viennent se réchauffer. Ce bar accueille désormais des évènements et concerts. De plus, la galerie organise souvent des braderies, généralement trois fois par an au printemps, en automne et en hiver, ce qui est une occasion pour les clients, tout comme pour les antiquaires, de s’amuser. La galerie devient alors bien plus qu’une galerie d’antiquités, elle devient un lieu de partage. Celle-ci sera d’ailleurs ouverte le week-end de la braderie de Lille les 31 août et 1er septembre. C’est au 22, avenue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, à Saint-André-Lez-Lille et c’est ouvert du jeudi au dimanche.


Camille Delobel