Europe Politique

La montée des partis eurosceptiques.

L’euroscepticisme témoigne d’une opposition à l’Union européenne, jugée inefficace ou inutile. Bien que sur toutes les bouches en ce moment, le phénomène n’est pas récent. Dans les années 1970, on parlait déjà d’eurosclérose. En 1992, le traité de Maastricht avait été adopté avec 51,04% des suffrages : les partisans de l’Union Européenne étaient alors faiblement majoritaires. L’adoption d’une monnaie unique n’a pas été un franc succès, 9 pays membres ne l’ayant pas empruntée. Il en est de même pour l’espace Schengen, avec 6 pays membres qui n’en font pas partie. Le projet de certains d’instaurer une Europe fédérale est encore loin, et s’éloigne davantage avec la montée en puissance de l’anti-européanisme.

Pourquoi l’euroscepticisme est-il en plein essor ?

La mauvaise conjoncture économique de certains pays a fragilisé les sentiments que les citoyens européens portent à l’égard de l’Union, pensant qu’elle est responsable de ces maux. Les citoyens européens connaissent peu ou pas les institutions existantes et leur fonctionnement. Cette méconnaissance peut donc créer une illusion d’inutilité. Néanmoins, ce n’est pas parce qu’elles sont peu visibles qu’elles ne sont pas moins efficaces. La crise migratoire que l’Europe traverse depuis quelques années, et l’échec des politiques européennes pour la résoudre, a aussi eu un impact sur la confiance des Européens.

Les élections de 2014 : l’arrivée des anti-européens à Bruxelles

Les dernières élections européennes de 2014 ont enregistré un taux moyen d’abstention de 56,91%, taux relativement stable par rapport à 2009 (56,5%). Ces élections ont vu apparaitre une remontée des partis eurosceptiques dans la plupart des Etats membres, et ils totalisent désormais 130 sièges sur 751. Nombreux sont ces partis arrivés en tête dans leur pays comme le Front National en France, le parti anglais UKIP ou encore le parti danois DF. Ces élections ont aussi marqué l’arrivée de partis néonazis à Bruxelles comme Aube Dorée, parti grec, ou le parti allemand NPD.

Euroscepticisme ne rime pas forcément avec extrême-droite. De nombreux partis d’extrême-gauche et écologistes sont également eurosceptiques.

Le Brexit, l’incarnation d’un euroscepticisme réel et ancré

L’europhobie a pris une nouvelle tournure en juin 2016, à la suite du référendum où 51,89% des électeurs anglais ont voté « oui » pour le retrait du Royaume-Uni de l’Union Européenne. Désormais, l’euroscepticisme n’est plus une lubie. Le Royaume-Uni est le premier pays membre à sortir de l’Union Européenne, ce qui marque une véritable rupture entre défenseurs et réprobateurs de l’Union. Les conséquences économiques et sociales sont encore à déterminer, puisque la sortie ne prendra effet qu’en mars 2019. Modèle à suivre ou à éviter ?

Lefebvre Anaïs

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