Trip In New-York : immersion au cœur de Big Apple, de quoi croquer l’American dream à pleines dents.

« Start spreadin’ the news, I’m leavin’ today…i want to be a part of it…New York, New York… » : la voix du crooner américain Franck Sinatra résonne lorsque l’on pénètre dans la ville qui ne dort jamais, New York City. Métropole la plus peuplée des États-Unis, c’est en son sein que George Washington prêta serment sur la Bible en 1789. Ce n’est qu’au XXème siècle que cette véritable mégalopole mondiale émerge de la Terre pour côtoyer les nuages. Imbrication d’îles, New York est composée de cinq boroughs dont le mythique Manhattan, Brooklyn, Staten Island, Queen et le Bronx, seul pont entre la ville et le continent.

Porte d’entrée de toutes celles et ceux qui ont voulu et veulent encore vivre le mirifique American Dream, Gotham, autre surnom un peu vieilli de New York, reste un bouillonnement de cultures faisant battre le cœur des États-Unis.

Cet article vous propose un voyage authentique durant l’été indien, au plus profond de la jungle urbaine où se jette le fleuve Hudson.

New York, une ville de symboles.

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Offerte par le peuple français, issue du génie de Bartholdi et d’Eiffel, la liberté éclairant le monde trône depuis cent vingt-deux ans sur l’île de Liberty Island, parée de sa robe vert-de-gris. Cette île située dans le sud de Manhattan, n’est pas la première chose que l’on aperçoit lorsque l’on est un touriste du XXIème siècle arrivant de l’aéroport. En effet, de ses 93 mètres de haut, socle compris, cette majestueuse construction est désormais loin de concurrencer les nombreux buildings dont le One World Trade Center, culminant à 541,3 mètres de hauteur dans le Lower Manhattan. Paraissant alors assez petite, la Statue de la Liberté n’en reste pas moins impressionnante lorsque l’on arrive à son pied.

Le parc situé à côté de la Statue de la Liberté, Battery Park, est l’occasion de faire une pause bucolique avant de partir à la découverte de la culture amérindienne dans le musée qui lui est consacrée, à cinq minutes à pieds.

Les offres touristiques comme le New York City Pass, très avantageux si l’on souhaite faire des économies sur les principaux lieux touristiques, proposent avec la visite de la Statue un arrêt du ferryboat sur Ellis Island, où se situe le musée de l’immigration. Pourquoi cet endroit ? Car durant la première moitié du XXème siècle, elle fut le point principal d’arrivée des immigrants venant d’Europe, de Chine fuyant la pauvreté, la Guerre, espérant tant de choses d’un certain « American dream » que leur promet la vue de la torche de la Statue de la Liberté lorsque la brume se dissipe sur le port de New York.

Autre symbole fort de la ville, voire des États-Unis, l’Empire State building. La vue que le gratte-ciel offre de son observatoire au 86ème étage voire au 102ème étage (un supplément est nécessaire pour y accéder car l’accès est restreint) est tout simplement vertigineuse, de nuit comme de jour. King Kong, Sex and the City, Gossip Girl, autant de films et séries américaines qui ont rendu iconique l’une des plus belles structures architecturales au monde.

Vous pouvez vous y rendre par exemple après avoir bu un café latte parmi les New-yorkais dans Bryant Park, où les oiseaux dansent au plus près de vous, assis autour de l’une des tables mise à disposition par le parc (il y a même des bornes publiques sur lequel on peut charger son téléphone si l’on tombe à court de batterie).

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Si l’on souhaite toujours prendre un peu de hauteur, l’Observatoire au sommet de Rockfeller Center apporte également un panorama époustouflant de New York. A côté de celui-ci s’anime la cinquième avenue, autrement dit les Champs-Élysées new-yorkais. Cette grande allée urbaine serait presque aussi animée que les néons publicitaires de Times Square, lieu à faire en priorité si l’on souhaite se plonger dans l’âme excessive et cosmopolite américaine ; l’occasion également d’apercevoir les Théâtres de Broadway et pourquoi pas retomber en enfance devant le spectacle du Roi Lion (92 dollars américain le billet ; les prix varient selon le spectacle).

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Enfin il est impossible de se rendre à New York sans aller se recueillir au Mémorial du 11 septembre 2001.  Les deux bassins dont l’écoulement de l’eau symboliserait à la fois la chute des Tours jumelles à cet emplacement mais aussi le temps qui passe sans que jamais le peuple américain n’oublie, sont entourés chacun d’une barrière gravée de près de 3000 prénoms, ceux des victimes, qu’il est conseillé de toucher pour se recueillir. L’émotion déjà imprégnée dans ses lieux nous submerge lorsque l’on pénètre dans le National September 11 memorial & museum, riche d’objets personnels et de documents historiques (La visite du musée est comprise dans le New York City Pass).

New York, une corne d’abondance culinaire.

Yummy! C’est l’expression que l’on pourrait répéter inlassablement à la vue de la diversité culinaire présente à New York. L’eau à la bouche, la frénésie au ventre, l’envie d’engloutir les différentes cuisines se côtoyant à New York nous ferait presque ressentir un sentiment de satiété.

Pour les amoureux de la mer, il y a bien évidemment la Manhattan clam showder, trouvable dans le Grand Central Oyster bar, plat typique et loin des stéréotypes de la junk food new yorkaise.

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Cependant, le plat incontournable, qui ne peut pas être barré de la Bucket List au risque que l’avion du retour ne décolle pas, est le sandwich au Pastrami du Kat’z delicatessen. Servi avec des pickles géants, il faut près de quarante-cinq minutes pour pouvoir déguster une viande de bœuf persillée et fondante à souhait. Le sandwich classique est tout de même à 21$.

Pour des budgets légèrement plus restreints, celui d’un étudiant par exemple, les stands de hot dogs seront vos meilleurs amis ! A emporter, rien ne vaut de déguster ce sandwich mythique dans la jungle qu’est Central Park, avec la compagnie d’un des innombrables écureuils new-yorkais (peu craintifs).

Dans un budget toujours raisonnable, aller chercher son repas dans un des Whole food market new-yorkais peut être l’occasion de découvrir ce que les américains mangent au quotidien, et le moyen à coup sûr de faire des économies. Le salad bar qui caractérise ce supermarché propose un choix diversifié de salades américaines, veggie, healthy, robuste, gourmande, dont le prix est fixé au poids.

Si vous ne comptez pas devenir la prochaine star de la Fashion Week, vous pouvez toujours vous laisser tenter par des fastfoods comme Wendy’s (un vrai coup de cœur pour les bacon and cheddar fries), Five Guys, Shake Shack ou l’empereur du consumérisme de l’Hamburger, le Mac Donald’s. Pour les moins conventionnels, on peut trouver également des restaurants de junkfood grecs (GRK) ou spécialisés dans le houmous (The Hummus & Pita Co.).

A côté de cela, il y a les inclassables de la culture culinaire new-yorkaise, ceux qui nous font voyager hors des îles composant la mégalopole new-yorkaise.

Tout d’abord Chinatown. Véritable enclave ethnique située dans le Lower Manhattan, ce quartier essentiellement composé de sino-américains abrite nombre de boutiques uniquement indiquées en caractères chinois (même les Mac Donald’s). Bar à bubble Tea, onigiri géants, confiseries japonaises, raviolis à la vapeur, recettes traditionnelles et modernité se côtoient dans ce quartier mythique. Le marchand de Durian situé dans la Canal street vous transportera, autant par l’odeur peu commode que par la dextérité avec laquelle celui-ci extirpe la chair de ce fruit pouvant peser jusqu’à cinq kilos.

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Non loin de là, sans qu’aucune frontière n’existe réellement si ce n’est les magasins où trônent de gigantesques meules de Parmigiano Reggiano, on trouve Little Italy. Au fur et à mesure des années, ce dernier composé autrefois d’immigrés italiens s’est rétréci géographiquement sans pour autant perdre des traditions si chères aux New-yorkais. En effet, le San Gennaro Festival qui se tient à NYC depuis septembre 1926, est l’occasion de célébrer ce saint patron napolitain, les rues étant parées de décorations lumineuses vertes, blanches et rouges. C’est aussi l’opportunité d’avoir à sa portée une multitude de spécialités culinaires italiennes ; Le Cannoli restant la plus connue et la plus gourmande. Icing on the cake, une boutique dédiée aux décorations de Noël se situe dans ce quartier et vous garantit un retour en enfance dans les films de Noël américains diffusés durant les fêtes.

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Enfin, dernière adresse mais non des moindres, le restaurant éponyme de la Reine de la Soul Food, Chez Sylvia’s est l’endroit où il faut se rendre si on veut à la fois s’éloigner de la tourmente touristique de Manhattan et plonger dans un Harlem aussi vivant qu’iconique. Bâtons de Poisson-chat frits, Saumon caramélisé au barbecue, le fameux poulet et gaufres, le mac and cheese, la salade de pomme de terre, le poulet frit, cette farandole de plats composant cette cuisine aux inspirations afro-américaines du Sud des États-Unis ravira le palais des plus gourmands. Au vu de la réputation de Sylvia Woods, restauratrice qui fonda cette institution en 1962, ainsi que de la clientèle dorée venue faire vibrer ses papilles comme Barack Obama, Muhammad Ali, Diana Ross ou Bill Clinton, les prix ne sont pas bons marchés, mais cela vaut largement le détour si l’on veut découvrir l’ensemble des facettes de la culture américaine.

Alors fini d’écouter la puissante voix d’Alicia Keys et le flow de Jay-Z dans « Empire State Of mind » ou de regarder les rediffusions des épisodes de Gossip Girl, prenez votre valise et partez à la découverte d’une ville unique en son genre, vitrine de la culture américaine qui conquerra votre cœur et votre gourmandise.

 

Melchior Delavaquerie