Il y a 50 ans l’homme posait les pieds sur la Lune

« We choose to go to the Moon. We choose to go to the Moon in this decade and do the other things, not because they are easy, but because they are hard ». Ce 12 septembre 1962, qui aurait pu croire qu’un jour l’humain quitterait véritablement la terre pour se poser sur un autre astre ?

Ce dimanche 21 juillet, nous célébrons le cinquantième anniversaire du premier pas de l’homme sur la lune. Revenons sur ce qui reste encore aujourd’hui l’une des plus grandes aventures que l’homme ait connues.

En 1962, John Fitzgerald Kennedy est président des Etats-Unis, nous sommes en pleine course à l’espace, mais surtout en pleine guerre froide. Le bloc soviétique mène la course à l’espace, et est la référence dans ce domaine. Les Soviétiques ont envoyé successivement un satellite, des animaux et un homme Youri Gagarine.

Pour les Américains, il est impensable d’être relégué au rang de bon dernier. John. F. Kennedy décide lors de son discours de fixer un objectif clair qui permettrait de reprendre le leadership dans ce domaine mais également d’asseoir la supériorité américaine. Avant la fin de la décennie, un Américain posera le pied sur la lune et reviendra.

Revenons sur cette journée du 21 juillet 1969 qui marqua l’humanité et fit rêver des millions d’individus.

L’aventure commence le mercredi 16 juillet 1969 à 9h32 heure de Floride, le lanceur Saturn V décolle avec à son bord 3 hommes qui marqueront à jamais l’humanité. Michael Collins, Edwin « Buzz » Aldrin, et Neil Armstrong à bord de ce monstre de 3000 tonnes pour une mission où les chances de survie sont d’une sur deux.

La fusée est équipée d’un ordinateur de bord moins puissant que nos actuels smartphones, elle est le fruit de plusieurs années de recherches menées par une équipe de scientifiques avec à sa tête un homme, Wernher Von Braun.

Après son décollage réussi le 16 juillet, l’équipage arrive le 19 juillet dans l’orbite lunaire, une manœuvre délicate consistant à accrocher le module de commande au module lunaire et qui peut en cas d’échec signer la fin de la mission.

L’accrochage réussi, une nouvelle phase de la mission commence. Le vaisseau Apollo se sépare et la descente lunaire commence progressivement, seul Michael Collins reste en orbite. Si une catastrophe survenait, il serait impensable qu’aucun Américain ne revienne sur terre.

Lors de la phase de descente, une alarme se déclenche à bord du module lunaire, le stress est palpable, le monde entier a les yeux rivés sur le binôme. Malgré l’alarme, la mission se poursuit, mais l’alarme perturbant les astronautes, le module se déporte à 7 kilomètres de sa zone initiale d’alunissage. Neil Armstrong prend le contrôle et pose le LEM manuellement, une véritable prouesse de pilotage. 

Le 20 juillet, après 102 heures de missions, l’équipage est sur la lune, 15h17 à Houston. Commence alors une véritable procédure de sortie. Par mesure de précaution, les deux astronautes commencent la programmation de l’ordinateur de bord au cas où un décollage d’urgence devrait avoir lieu. La programmation commence et dure deux heures. Une fois la check-list quasiment terminée la dépressurisation de la cabine commence, et la sortie sur le sol lunaire se profile. 

Une descente timide de l’échelle commence et le 21 juillet à 3h56 heure française, et le 20 juillet à 21h56 heure de Houston, Neil Armstrong devient le premier homme à poser le pied sur un autre astre que la terre.

Le pas est suivi d’une phrase gravée dans les mémoires « That’s one small step for man, one giant leap for mankind » souvent traduite par « C’est un petit pas pour l’homme, un bond de géant pour l’humanité ». Durant la sortie extravéhiculaire, les astronautes récoltent des pierres lunaires, installent plusieurs instruments scientifiques et reçoivent l’appel de Richard Nixon, président des Etats-Unis. 

Ce même 21 juillet, le module lunaire quitte la lune pour rejoindre Michael Collins resté en orbite et les manœuvres de retour sur terre peuvent alors commencer.

Après 3 nouvelles journées de voyage, les astronautes amerrissent au large des côtes américaines. Une fois sur terre, une période d’isolement a lieu par précaution.

Cette prouesse humaine prit fin en 1972 avec Harrison Schmitt qui fut le dernier homme à poser son pied sur la lune. L’aventure marqua à jamais l’humanité. De nos jours, un retour sur la lune est projeté à horizon 2025. Une chose ne demeure pas moins paradoxale ; les scientifiques sont incapables de recréer les conditions d’un retour sur la lune. Les exploits passés réalisés sans ordinateur ne sont plus réalisables.  

A l’heure où la technologie est censée faciliter notre quotidien, celle-ci semble en panne pour l’exploration lunaire.

Mais le prochain humain sur la lune ne sera peut-être plus américain, mais plutôt chinois. 

Hugo Renart