La vie narrée par « Notre planète »

Production Netflix disponible sur la plateforme de streaming depuis le 5 avril dernier, Notre planète est une série documentaire britannique ayant pour sujet la vie sur Terre. En collaboration avec WWF (World Wildlife Fund), une organisation non gouvernementale pour la défense et la protection de l’environnement et du développement durable, celle-ci nous fait prendre conscience de l’importance qu’ont toutes les espèces, tant animales que végétales, sur notre territoire commun. 

Série-documentaire : les secrets de tournage 

Il aura fallu quatre longues années pour que toutes les équipes de Notre planète puissent tourner et réaliser cette série documentaire qui s’étend sur huit épisodes, chaque épisode ayant une durée d’environ cinquante minutes.  Le tournage s’est déployé sur près de cinquante pays, ceux-ci concentrés principalement dans les régions les plus sauvages du globe. Dans les profondeurs des jungles et des océans, jusque dans les déserts de glace ou même de sable, le tournage semblait bien éprouvant pour les techniciens, cadreurs, réalisateurs et toute les équipes sur place qui devaient s’adapter à des environnements parfois extrêmes. Ceux-ci pouvaient même attendre des semaines voire des mois pour obtenir les images qu’ils attendaient de la faune qui les entourait. C’est ce que nous pouvons constater dans l’épisode bonus sur les coulisses du tournage dans lequel seulement quelques équipes ont été présentées. On y découvre l’utilisation de matériaux professionnels tels que le propulseur de plongée sous-marine permettant aux plongeurs de nager à contre-courant tout en éclairant les fonds marins dans l’obscurité, on y découvre aussi les pièges photographiques, ce sont des caméras posées dans des boîtes installées ci et là dans la nature et dont il faut surveiller fréquemment l’état, mais aussi les images capturées. En clair, on remarque que pour tourner un tel documentaire nous présentant les diverses vies siégeant dans le monde, il faut énormément de temps de travail et énormément de matériaux ; mais pour quel résultat ?


Un résultat impressionnant

Les épisodes sont divisés par des lieux et environnements ciblés, c’est-à-dire que chaque épisode présente un type d’environnement précis. On peut regarder alors un épisode sur « les mondes gelés » (Ep.02), un autre sur « les eaux côtières » (Ep.04), ou bien un autre sur « les forêts » (Ep.08). Également, il est possible de regarder la série dans le désordre, aucun ordre précis n’étant établi. Surtout, on peut admirer une qualité d’image impressionnante. La série entière semble être un magnifique tableau dessinant la nature sous nos yeux, une nature qui est déjà présente sur notre Terre. Ces images impressionnantes changent radicalement de notre quotidien. Nous y voyons ce que nous ne penserions pas voir dans la vraie vie, et pourtant, cela se déroule sur notre territoire commun.  On découvre également de véritables sociétés, avec une véritable organisation au sein des autres espèces, que ce soit la chasse par l’écholocation, qui est un mode de repérage permettant à certains animaux de repérer leurs proies dans leur environnement, ou bien encore l’altruisme ou la hiérarchie. On y découvre également la parade nuptiale de certains animaux, tels que celle des oiseaux de paradis dont les mâles présentent une danse unique à des femelles, une danse pouvant être spectaculaire.


Un objectif : le message qui s’impose

Invité au Kenya sur le tournage de Notre Planète, Jack Harries, un jeune réalisateur de documentaires engagé pour l’environnement, et créateur de la chaîne Youtube JacksGap, a lui aussi partagé sur sa chaîne les coulisses du tournage de la série :

Il y était accompagné de Keith Scholey, producteur de Notre planète. Celui-ci explique alors : « nous avons toujours voulu faire un genre d’émission historique mais, dans un sens, nous avons plutôt amené les gens à s’intéresser davantage à la conservation de la planète ». En effet, dans chaque épisode on retrouve une piqûre de rappel sur les causes du changement climatique dégradant l’habitat de chaque espèce qui nous est présentée. Le programme semble donc avoir pour objectif de marquer les esprits et d’interpeller ses spectateurs sur ce qui se produit. À travers l’émotion, l’objectif serait d’attirer les cœurs et consciences de chacun des êtres humains pour les faire s’intéresser à la conservation de la planète. Voici alors un programme original Netflix engagé pour l’environnement, présentant des images surprenantes et émotives, et appelant à l’empathie de l’Homme. 

Camille Delobel